Nouveau départ : Santo Domingo

Me voici arrivé à destination, j’arrive en République Dominicaine pour une belle fête de mariage la semaine prochaine et j’en profite pour écumer mes vacances pendant tout le mois d’août. Si tout se passe bien, je devrai également fouler le sol Haïtien en fin de séjour.

Après une arrivée un peu longue à l’aéroport avec la perte de mon bagage, Fé et son frère Julio étaient là pour m’accueillir devant une première bière, bien fraiche à l’aéroport, la brahama light, breuvage local rafraichissant et considéré comme de la bière. La kro à côté est une bière particulièrement fruitée.

Nous quittons l’aéroport, direction un des bureaux de loterie d’Antonio, le frère de Fé. Comme partout, le meilleur endroit pour poser un tel kiosque : les quartiers pauvres, très pauvre. Il en possède 3 et celui lui permet suffit à faire vivre largement toute sa famille, voir plus.

A l’entrée du quartier, Julio relève son T-shirt pour rendre bien visible la cross de son pistolet qu’il a à la ceinture. Le message est clair : je sais où je suis, je suis couvert et je ne me laisserai pas faire. L’idée est de bien montrer que l’on est conscient et attentif. Il faudra le rester en permanence. Les motos sont particulièrement dangereuses. Il y a le conducteur qui maintient la moto en équilibre et un autre à l’arrière qui s’occupe d’arracher ce qui dépasse ou même ce qui se trouve sur les sièges des voitures.

La loterie est une petite boutique sur un coin de rue. Le temps de dire bonjour à tout le monde, de sortir quelques chaises et Julio est de retour avec une grande bouteille de brahama bien fraiche et quelques verres. En face de nous, le croisement de rue est animé comme peut l’être celui d’un pays où la chaleur nous pousse à vivre dehors.

Dans un coin, un groupe de jeunes, en jean’s et t-shirt qui ont vus passés les années sont en train de jouer au basket. Ils sont une bonnes dizaines. De l’autre côté, des gamins jouent à se jeter une balle de tennis ou quelque chose qui y a ressemblé il y a bien longtemps. Avec la nuit qui tombe, je me demande comment font-ils pour la rattraper et ne pas la perdre dans le pare brise d’une des nombreuses voitures qui passent à toute vitesse. Ici, on ne s’arrête pas sans raison.

Le meilleure reste l’épicerie elle-même d’où Julio arrive maintenant avec la 3ème bouteille de Brahama. On est assis depuis moins d’1h. Il y a les joueurs de dominos dans un coin, entouré de quelques personnes qui échanges régulièrement leurs places pour faire claquer les pièces sur la table. Les enceintes dehors crachent leur musique pendant que certains balbutient quelques pas de salsa ou merengue. Enfin, l’intérieur où les moins occupés boivent leurs bières entourés des chapadora cherchant leur prochaine cible pour la soirée.

Pour accompagner la 6ème bière puis 7ème bière, des amis reviennent avec 2 paquets dans les mains : langue et museau de cochon grillés, accompagnés de plantains frites. Un régal que l’on liquidera rapidement. Les quelques heures de vols m’ont passablement creusés l’estomac et il faut bien accompagner toute cette bière…

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