Réveil dans le désert

Malgré ce que l’on peut penser, je me réveille assez naturellement le matin, relativement tôt. Je m’endors rapidement le soir mais si mon sommeil est suffisant je me réveille régulièrement avec la lumière du jour qui vient baigner la chambre au matin.

Allongé dans le désert, sous la couverture et le cheich couvrant le visage, les premières lumières du jour ont suffit à m’ouvrir les yeux. Il doit être 4h, peut-être un peu avant, un peu après. Le ciel est encore sombre mais une première bande de lumière se montre face à moi. Le temps de se redresser, secouer un peu le sable, boire une gorgée d’eau et je pars sur “les hauteurs”.

Quelques arbustes, des pierres et le dessin des dunes commencent déjà à prendre de nouvelles couleurs. Enroulé dans le Burnous, il fait encore frais le matin, mais rien n’est plus plaisant que de poser les yeux sur tout ce qui m’entoure pour observer les changements minimes et permanents qui se produisent autour de moi. La nuit laisse petit-à-petit la place aux premières lumières du jour mais les couleurs manquent encore de contrastes. Plein Est, j’attends pendant de longues minutes l’apparition de la première lumière direct du soleil qui éclot derrière l’horizon des dunes.

C’est à ce moment qu’il faut regarder, non pas face au soleil, mais bien dans la direction de sa lumière. A ce moment le moindre pli de dune forme, entre la couleur orangée du soleil et l’ombre portée, des contrastes magnifiques. Les formes se détachent. On découvre un nouveau paysage inconnu la veille, inconnu quelques minutes auparavant et le désert s’étend à nouveau à son infini. La lumière du soleil est chaude, elle réchauffe le sable et l’esprit encore mal éveillé, toujours perdu dans ses pensées.

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