Dernier tour au marché

Après le traditionnel tour de marché, cette fois-ci pour remplir de quoi réparer un cousus au chevreau, nous en avons profité pour faire un dernier passage par ces lieux de mon petit parcours.
Nous étions donc chez Kanoun, le peintre aux aquarelles somptueuses. « c’est facile, il suffit d’un bon coup de pinceau », et surtout de souvenirs, d’images, de pensées qui débordent de son coeur pour lui permettre de « faire pousser ce palmier » de manière si évidente. Les cavaliers aussi, sans connaitre leur origine, mais présent depuis 5 ans maintenant, son splendides dans leur mouvement. C’est peut être aussi la magie de l’aquarelle qui provoque cela, mais le simple fait de poser mes yeux sur un dessin permet à mon esprit de vagabonder quelques minutes déjà.
Il suffira de 2 palmiers et d’une signature pour repartir avec un menzel tout frais.

Direction les olives, et surtout l’harissa que je dois empaqueter dans des sachets puis des bouteilles en plastiques pour éviter de perdre les affaires qui l’accompagneront dans ma valise. Toujours aussi bien épicée, sans goût de tomate, elle est toutefois plus piquante que d’habitude. Malgré cela, sa finesse toujours inimitable ne me fera pas changer d’avis : elle reste la meilleure harissa que j’ai pu goûter jusqu’à ce jour.

Avant de rentrer, je fais un tour par le marché aux poissons. La vente à la criée est une spécialité qui me captive. Les pêcheurs viennent y vendre leurs petites prises alors qu’ils préfèrent apporter leur prises plus importantes (>15 kg) directement au port. Après être enfilés sur des tresses, ils sont transmis à celui qui se chargera de la vente. Les yeux aiguisés il repère les moindres mouvement de tête ou de paupières faisant augmenter l’enchère. En moins d’1 minute les 6 dorades partiront pour 15 dinars devant un foule d’hommes en chapeau à l’affut des futures grillades de fin de journée.

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