Une ville qui se reveille

Ce matin le réveil a sonné à 4h45, l’heure d’aller écouter Ho Chi Minh City au petit matin avant toute l’agitation découverte hier.
En sortant de l’hôtel je suis dans un parc tout en longueur, l’ancienne gare de Saigon. Je prends a gauche pour traverser le parc et observer les femmes, les hommes faisant leurs gymnastique du matin. Ici la musique traditionnelle au monocorde a été remplacé par des sons plus énergiques. Le tai-chi est devenu une séance de sport où l’on déhanche allègrement le bassin.
Je prends à droite, à gauche puis commence à me perdre dans un ville où les rues sont encodes calmes. Les rideaux de fer commence à s’ouvrir alors que ces dames sont en train d’agrémenter les bouillons de leurs marmites dans la rue. Il est encore trop tôt pour déjeuner.
J’arrive dans un nouveau parc, beaucoup plus étendu avec beaucoup plus de monde. Il y a des joueurs de badminton, d’s séances d’étirement, des personés plus âgés particulièrement concentrés dans leurs exercices. Certains manient le bâton. Un peu plus loin une école de sport de combat, sans savoir lequel. Le maître, particulièrement jeune semblait tes sérieux et les élèves profondément transpirant. Il est tout juste 6h30.
Je reprends les rues de la ville pour m’arrêter un peu plus loin, en face d’un grand amphithéâtre de plein air, aménagé en salle de concert, pour demander une soupe, la même que mon voisin de table. Ce sera un bouillon clair, largement agrémenté de sauce pimentée dans lequel je trouve de très épaisses nouilles rondes, quelques lamelles de porc accompagné d’un gros morceau avec son os, des herbes et un petit bol de soja et salade à côté, non amer. Simple, léger mais réchauffant bien le corps qui n’en avais pas forcement besoin.
Je me pose ensuite quelques mètres plus loin pour un café que j’aurais avec lait et glaçon sans vraiment le vouloir. Un léger gout de chocolat et un cafe bien fort. Très bon choix finalement, je regagne un peu de fraicheur.
Le temps de redescendre jusqu’au jardin que l’on a traversé la veille au soir, menant à l’hôtel.
Sur les bancs et scooter de ce parc se retrouvaient beaucoup de jeunes couples saigonnais à la tombée de la nuit. La lumière y était douce, faible, les torses musclé profitant de t-shirt bien ouverts arborant généralement un pendentif ; le short était mini, les jambes musclées et les décolletés généreux. Tout au long de ce parc les couples profitaient alors d’une chaleur moins lourde pour occuper leurs soirées.

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