Archive for septembre, 2015

Sortie de Jérusalem

La journée se préparait tranquillement ce matin : temps mort et réservations avant de prendre un bus en fin de matinée pour rejoindre Bethléem.

Finalement les coups de feux entendus depuis la douche faisaient bien écho à l’animation de la nuit. Après un caillassage en règle à Hébron dans la soirée, c’est un bus israélien qui prenait feu à peine 2h après notre passage, juste en bas de chez nous. Evidemment, pour un vendredi, la police n’a rien trouvé de mieux que e bloquer complètement l’accès à l’esplanade et à la veille ville, notamment l’axe longeant le cimetière juif du mont des oliviers que nous empruntons habituellement.

Je crois que l’éclat de rire du taxi, « Good day !! », le pousse levé et le sourire dans le rétroviseur ont fini par nous décider à reporter notre séjour à Bethléem prévu le midi même. Visiblement après un tel blocage on pouvait s’attendre à quelques impatientes, lacrymos et fouilles en règle à tous les check-point. La situation se calmerait en fin de journée…

Sur ces bonnes paroles et après avoir prévenu nos hôtes, c’est en direction de la mer morte que nous avons réorienté notre séjour. Passé les plages privées, les hôtels à 400€ la nuit, nous avons « expérimenté » la mer morte. Aux premiers pas, rien d’anormal, l’eau est normale, un peu lourde, chaude. On plonge le haut du corps, et sans comprendre on se retrouve déséquilibrer avec l’impossibilité de garder les jambes au sol. Il faut un certain effort pour redescendre les jambes et se tenir droit. A ce moment on commence à sentir que l’eau est vraiment lourde, elle laisse une pellicule d’eau épaisse sur le corps. Le contact avec la langue est radical, comme la décharge que découvre le petit enfant testant une pile rectangulaire avec le bout de sa langue. C’est là que les plaies de la quinzaine de piqûres de moustiques se réveillent.

Après un traditionnel et quasi-obligatoire bain de boue, achetée à la superette du coin, nous reprenons la route, une bière fraiche avec nous, en direction de l’hôtel que nous avons réservé à Arod précipitamment.

Quartier Florentin

Je profite des 45 min agitées qui nous mènnent à notre prochaine étape pour ces quelques lignes sur nos premières heuresq en Israël.
Notre chauffeur de taxi, qui me confirma avec fierté que Waze est bien une applicatiopn Israélienne, nous déposa dans un quartier ressemblant de jours aux bas fonds de n’importe quelle ville un peu développée. Des trottoirs existants mais en mauvais état. Des climatiseurs personnels sur la moitiée des balcons laissant couler une eau verdatre sur ces même trottoirs. Les caniveaux jonchés de canetes, papiers et autres détritus, et enfin une circulation fonctionnant bien sûr au sbruit du klaxon.
Après avoir raidement déposés nos backpack chez nos hôtes, les estomacs començaient à nous rappeler le reveil de 4h du matin.
Premier indice, le pantalon du serveur du premier café-rstaurant sur notre route, proposé par le routard. Une constellation multi-colores vient s’assoir à côté de nous pour nous proposer la carte et nous aider à choisir. Dans un coin, un groupe d’amis, la trentaine, discutant en faisant tourner ce qui nous semblait être une cigarette « aromatisée » (pas sûr finalement). AU mur, des décorations en tout genre, sans vraiment d’unité et tout plein de plantes grimpant ou tombant des murs. Pas de doute, nous étions tombé dans un repère aliant Hipster, hyppies et mecs un peu routs.
Au sortir du restaurant, on se rends compte que les murs, les moindres petits contre-allés, les hangards de ces batiments un peu destroy sont recouvert de graffs. Le quartier Florentin est le dernier quartier à la mode attirant les bobos Israélites. ON trouve beaucoup de choses sur ces peintures, mais la plupart nous rappelle rapidement que nous sommes dans une région en manque d’expression et de liberté. Ce sont des cris, des gueules grandes ouvertes que l’on retrouve sur la plupart des visages.

Nouveau départ

Cela a pris du temps pour se décider à partir. Ce qui était à peu près sûr était la durée : 3 semaines. 3 semaines pour profiter de ce décalage de vacances. Le plaisir de partir lorsque tout le monde revient. le plaisir de partir alors que l’activité reprends et que l’on a la chance de pouvoir se permettre cela.
Nous avions préparé une petite liste, avec une douzaine de destinations. Se racontant des histoires sur chacune et lisant des textes de voyageurs, c’est finalement devant une photo que nous avons arrêté notre choix. C’était il y a un peu plus d’1 mois.
En 2007, JR organisait une immense exposition photo à ciel ouvert. Face2Face affichait d’immenses portraits-affiches sur les 2 côtés du mur. C’est donc en Israël que nous avons décidé de passer les 3 semaines à venir.
Après quelques hésitations de dernières minutes, les regards étonnés des amis et le soutient de l’entourage, nous avons finalement pris nos billets la semaine dernière. Ce soir, c’était la première étape du départ : la préparation de la valise et l’étalage de son futur contenu sur le tapis du salon. Quelques vérifications et rassemblement des affaires pour empaqueter tout cela demain et espérant de rien oublier.