Archive for août, 2014

Séance coiffeur et Tres Ojos

Le séjour à Saint Domingue se poursuit toujours aussi agréablement. Après avoir fait la connaissance d’une nuit dominicaine dans plusieurs clubs de la ville et pris une claque avec une séance de tirs au pistolet en bords de mer, nous laissons redescendre les cousins de leur décalage horaire. C’est l’occasion, à quelques jours de la célébration de passer chez le coiffeur. Comme tout coiffeur dans un pays étranger c’est une expérience. J’avais vu passer Sam en Tunisie et à chaque fois c’est une belle histoire. Si j’ai moi-même des cheveux un peu longs lorsque je les laisse pousser, mon cousin a une véritable tignasse toute folle sur la tête. Le passage à la mode dominicaine n’est pas aisé, mais il parvient à lui donner une très belle allure malgré ses réticences. Une belle coupe affinée sur les côtés et encore de beaux cheveux sur le dessus. Ensuite vient le tour de la barbe qui se voit taillée, assez fine. Un beau collier jusqu’au menton.
Ensuite vient mon tour de passer sur le siège du coiffeur, ressemblant étrangement à un très bon ami à moi, Claudio. Pas très grand, bien musclé et avec une tête laissant penser qu’il ne faut pas venir l’embêter. On se rend vite compte qu’il est très sympathique et surtout un professionnel réalisant un travail de précision. Je n’ai jamais rencontré un coiffeur passant autant de temps sur mes cheveux. Il passe à la tondeuse, puis au ciseau, il s’attaque à la barbe, puis revient à la tondeuse sur les cheveux pour égaliser le moindre cheveu qui dépasse. L’exercice se terminera par une magnifique taille de la barbe à la lame. Il vent frotter dans les moindres détails, il change la lame 5 fois pour lui donner la forme souhaiter. Il terminera par un dessin au niveau de la barbichette, pas la partie la plus à mon goût mais sûrement la partie taillée avec le plus de détails.
Pendant ce temps les filles passent à la manucure-pédicure avec la femme du coiffeur qui est venu pour l’occasion dans la même boutique. Je ne passerais pas sur l’ensemble des étapes mais le passage du disque de ponceuse et du sucre au savon semble avoir fait le plus grand bien à ces dames. Je garderais l’idée du sucre pour le gommage…

Après une courte sieste, le temps que les cousins se préparent à arriver, nous partons en direction de Los tres Ojos, les trois yeux. Sur un fond de AC-DC, toute fenêtres ouvertes dans le 4*4, lunettes de soleil sur le nez.

Playa Najayo

Olimpo

Au réveil de mon premier matin chez Fé, nous allons faire quelques pas aux alentours. Elle habite à Olimpo, un quartier à l’ouest de Santo Domingo. Sur ces petites maisons d’1 étage, rarement 2, la première chose qui saute aux yeux c’est la diversité des couleurs. Chacun y va de son imagination avec ses économies quand il le peut pour repeindre les murs dans des couleurs plus vivantes les unes que les autres. Cela donnera de magnifiques photos avec les rayons de soleils aux bonnes heures. Pour le moment, plutôt en découverte et surtout se baladant seul, il ne vaut mieux pas se rendre trop visible. Ce sera pour une autre fois.
La deuxième chose marquante ce sont les fers forgés. Il y en a sur toutes les maisons, sans exceptions. On en trouve sur l’ensemble des fenêtres, portes. Chaque petit terrain est entouré de grilles et par moment de barbelés sur les hauteurs.

Cela ne veut pas dire grand chose, mais chacun dégage au moins la sensation de vivre heureux. Les sourires fleurissent dès que l’on se tourne vers quelqu’un ou que l’on appelle un marchand de rue avec une brouette remplies de fruits et d’avocats. Pour cette fois ce sera fruits de la passion et une sorte de petite cerise, ayant plutôt une chair proche de la pêche… Elles feront mon régal dès le retour à la maison.
Je n’avais jamais vu de manguier jusqu’à mon arrivée à Saint Domingue. C’est un arbre plutôt discret lorsqu’il porte ses fruits, il faudra revenir pendant la saison de la floraison. Actuellement de sont de longues feuilles vertes sur un arbre qui monte relativement haut. Il à l’air de plutôt bien résister et surtout de pousser un peu partout.
Une fois ouvert, la chair est orange, presque fluo. Un peu filandreuse la chair est autant juteuse que sucrée, c’est un régal de plonger la tête et de sentir couler son jus autour de la bouche et le long des bras.

Nouveau départ : Santo Domingo

Me voici arrivé à destination, j’arrive en République Dominicaine pour une belle fête de mariage la semaine prochaine et j’en profite pour écumer mes vacances pendant tout le mois d’août. Si tout se passe bien, je devrai également fouler le sol Haïtien en fin de séjour.

Après une arrivée un peu longue à l’aéroport avec la perte de mon bagage, Fé et son frère Julio étaient là pour m’accueillir devant une première bière, bien fraiche à l’aéroport, la brahama light, breuvage local rafraichissant et considéré comme de la bière. La kro à côté est une bière particulièrement fruitée.

Nous quittons l’aéroport, direction un des bureaux de loterie d’Antonio, le frère de Fé. Comme partout, le meilleur endroit pour poser un tel kiosque : les quartiers pauvres, très pauvre. Il en possède 3 et celui lui permet suffit à faire vivre largement toute sa famille, voir plus.

A l’entrée du quartier, Julio relève son T-shirt pour rendre bien visible la cross de son pistolet qu’il a à la ceinture. Le message est clair : je sais où je suis, je suis couvert et je ne me laisserai pas faire. L’idée est de bien montrer que l’on est conscient et attentif. Il faudra le rester en permanence. Les motos sont particulièrement dangereuses. Il y a le conducteur qui maintient la moto en équilibre et un autre à l’arrière qui s’occupe d’arracher ce qui dépasse ou même ce qui se trouve sur les sièges des voitures.

La loterie est une petite boutique sur un coin de rue. Le temps de dire bonjour à tout le monde, de sortir quelques chaises et Julio est de retour avec une grande bouteille de brahama bien fraiche et quelques verres. En face de nous, le croisement de rue est animé comme peut l’être celui d’un pays où la chaleur nous pousse à vivre dehors.

Dans un coin, un groupe de jeunes, en jean’s et t-shirt qui ont vus passés les années sont en train de jouer au basket. Ils sont une bonnes dizaines. De l’autre côté, des gamins jouent à se jeter une balle de tennis ou quelque chose qui y a ressemblé il y a bien longtemps. Avec la nuit qui tombe, je me demande comment font-ils pour la rattraper et ne pas la perdre dans le pare brise d’une des nombreuses voitures qui passent à toute vitesse. Ici, on ne s’arrête pas sans raison.

Le meilleure reste l’épicerie elle-même d’où Julio arrive maintenant avec la 3ème bouteille de Brahama. On est assis depuis moins d’1h. Il y a les joueurs de dominos dans un coin, entouré de quelques personnes qui échanges régulièrement leurs places pour faire claquer les pièces sur la table. Les enceintes dehors crachent leur musique pendant que certains balbutient quelques pas de salsa ou merengue. Enfin, l’intérieur où les moins occupés boivent leurs bières entourés des chapadora cherchant leur prochaine cible pour la soirée.

Pour accompagner la 6ème bière puis 7ème bière, des amis reviennent avec 2 paquets dans les mains : langue et museau de cochon grillés, accompagnés de plantains frites. Un régal que l’on liquidera rapidement. Les quelques heures de vols m’ont passablement creusés l’estomac et il faut bien accompagner toute cette bière…