Matinée de pêche sur la lagune

Malheureusement il n’y aura pas de photo pour cette fois, simplement le portrait de Marfoud, le voisin, pêcheur, avec son petit fils prise la veille après le dîner de la rupture du jeun.
C’est un homme de moins de cinquante ans, qui a commencé à accompagner son père dès l’âge de 6 ans sur la lagune en face de la maison pour apprendre à perpétuer des techniques de pêche traditionnelles.
Le rendez-vous est pris pour 7h le lendemain. C’est finalement à 6h qu’il vient frapper à la porte de la maison, le moteur de la barque sur l’épaule. Après avoir embarqué sur une petite barque, il nous fera avancer à la force des bras poussant sur un bâton jusqu’à une seconde barque contenant elle, le réservoir d’essence pour le moteur. La lagune est large et il ne faut pas se priver d’un peu d’aide pour traverser.
Arrivés à l’autre bout de la lagune, le moteur est relevé. On marche un peu dans l’eau puis on arrête la barque à l’entrée d’une crique. On reste là presque 20min à attendre, plutôt à écouter les poissons s’habituer à notre présence et sauter hors de l’eau pour quelques bains de soleil. Ils sont nombreux à attendre gentiment.
D’un seul coup, Marfoud se repositionne à l’arrière de la barque, sort une bouteille plastique jaune ficelée et au filet et permettant de repérer son extrémité et commence à dérouler celui-ci.
Il faut expliquer que la lagune est peu profonde, 50 ou 70cm maximum. Le filet de nylon est donc fixé entre 2 cordes, l’une lestée de plomb pour couler au fond de l’eau et l’autre retenu par des flotteurs. Cela permet de tendre le filet entre le fond et la surface, les seuls poissons pouvant s’échapper sont ceux sautant au-dessus et les malins repérant les trous…
Le filet se déroule alors pendant qu’il pousse la barque jusqu’à fermer complètement la crique. Les 2 extrémités du filet s’enroulant comme des escargots pour éviter que les poissons sortent par ces extrémités des filets. On referme le bout puis on descend du bateau pour battre l’eau de l’intérieur du cercle à l’aide d’un grand bâton afin d’effrayer ce qui se retrouverons dans quelques heures sur les étalages du marché.
Après s’être reposé un moment sur la barque pendant que les poissons atteignent les filets, nous retournons vers la dernière extrémité du filet pour le remonter. La pêche est bonne pour cette première prise, il y a du mulet en quantité, des poissons ressemblants à la dorade mais avec des épines sur le dos et une petite sole. Nous recommençons l’opération 2 fois encore pour finalement terminer avec une caisse remplie au tiers.

La pêche aura durée près de 4h. Pendant que nous restions dans la lagune, tout juste de l’autre côté de ce bras de sable, la méditerranée venait se jeter avec fracas, enfin fracas modéré de méditerranée. Nous croisons également 3 flamants roses, du haut de leurs échasses à nous observer, sans fuir, alors que le pêcheur prend garde de conserver une bonne distance.
La matinée aura été splendide de calme, de beautés et de pensées ; La pêche, elle, aura été moyenne nous rentrons rapidement avant de déposer la caisse chez le pêcheur afin qu’il les prépare pour le marché. Nous rentrons de note côté pour se reposer à l’ombre de la terrasse avant que les dames rentrent des souks.

Nouvelle destination : Retrouver la lagune de Djerba

Ce blog va reprendre vie pendant quelques temps, pendant 2 semaines, le temps des vacances que nous passerons ici, à Djerba. Nous venons avec Audrey, retrouver ici ma grand-mère et mon père qui restera plus de 2 mois.
Ce sera l’occasion pour moi de retrouver des visages que e n’ai pas vu depuis bien longtemps, l’occasion de retrouver la méditerranée et son calme d’huile qui me manque, la découverte aussi de nouveaux lieux, et faire plus de connaissance avec les voisins qui nous entourent et que j’ai finalement très peu vu pendant mes précédentes vacances ici.
La maison bâtie en partie par mon grand père, la maison où j’ai finalement passé beaucoup d’été est en grand changement, c’est encore peu visible pour le moment, mais elle va reprendre un nouveau souffle. Le gardien-jardinier qui est ici s’en occupe bien et le jardin reprend forme. Les oliviers sont toujours là, le figuier profitant de l’eau de la cuisine donne ses premiers fruits et le bougainvillier à l’intérieur offre son fuchsia écarlate en plein soleil, comme de nuit.

Sélection de photos

Presque 1 an après ce magnifique voyage vous trouverez sur mon site de photos une sélection des moments qui m’ont le plus marqués pendant ces 2 semaines au Vietnam.
Bonne (re)découverte,
Bon voyage.

Alexandre.
jinroh.info

En passant

Alors que j’avance (trop) lentement dans le re-parcours de ce voyage à travers les photos que je peux avoir fait, je viens de retrouver celle-ci

Dans mes souvenirs nous venons de convaincre notre guide d’ouvrir une canette de bière plus très fraiche avec nous. Dans la camionnette sur la route de Da Nang, après quelques heures de route, tout le monde à besoin de se dégourdir, surtout le chauffeur alors que nous ne faisons que baver sur les vitres pendant notre sommeil.
Débarquant dans une boutique de bord de route, on nous propose assez rapidement un thé bien amer comme il faut. Café pour ceux qui préfèrent.
On trouve enfin des capes de pluie, ce sera l’occasion de faire des stocks pour certains. On trouvera également du baume du tigre, une composition à base de crevettes pimentées pour ma part etc. bref, tout le monde fait son petit marché dans la joie et la bonne humeur.
Après avoir retrouvé un peu de thé, nous commençons à nous balader sur la terrasse arrière ou l’on trouve une table de ping-pong. Quelques échanges de balles avant que le guide viennent nous rejoindre, puis visiblement le propriétaire du lieu. Ce sera l’occasion de cette photo.
On échange ce que l’on peut avec notre hôte, au visage magnifique, qui finit par sortir une bouteille d’un élixir qu’il vend : un soit-disant aphrodisiaque réservé à l’origine aux mandarins et autres grands du pouvoir. Ce seront finalement avec 2 verres de ce breuvage amer, fort et particulièrement alcoolisé que nous trinquerons avant de reprendre la route.

Merci pour cette rencontre.

Derniers regards

Ce sont peut-être les dernières photos que je présenterai ici de ce voyage, en tout cas depuis le Viet Nam ou le Cambodge. Lorsque je serai de retour, je prendrai le temps de les regarder plus que de ne les parcourir, je prendrai le temps de vous raconter des histoires que je n’ai eu le temps de partager ici. Je ferai cela avec les photos qui ressortiront, celles qui me rappelleront des moments particuliers, peut-être inoubliables, des moments peut-être difficiles à partager sans les avoir vécus ensemble.
Voici donc quelques photos qui vous raconteront quelques regards, croisés seulement, depuis une embarcation ou marchant sur le chemin traversant un village de maison sur pilotis en bordure du grand lac du Cambodge ; Elles vous raconteront une rencontre avec une femme bonze, quelque part, dans un coin d’un des temples restant de la grande capitale d’Angkor Thom ; Elles vous montreront des pierres de 1000 ans qui n’ont encore pas dit grand mots de leurs histoires, il reste encore beaucoup de travail avant de le faire toutes parler ; Ces photos vous feront participer à une grande après-midi de jeux des enfants sous une cascade d’où coule l’eau filant au milieu des sculptures de dieux dans la roche, la rivière aux 1000 lingua ; Peut-être croiserez-vous enfin ces 2 jeunes filles arrachant les fleurs de lotus et de nénuphars devant ce temple aux détails infinis.

Merci d’avoir suivi ce voyage avec nous, en espérant vous avoir fait partager certaines de mes rencontres, de mes pensées, de mon regard à travers cet appareil qui ne m’a que très peu quitté.
A très bientôt donc à Germigny pour partager ensemble ces photos.

Au coeur des lotus du « petit temple »

Les premières gouttes se font sentir alors que nous arrivons au sommet de Angkor Wat, le petit temple de la région de Siem Reap. Petit par sa superficie lorsqu’on le compare à Angkor Thom, grand temple.
Très vite c’est une averse qui se déclenche et nous bloque au milieu des 4 cours de cette dernière terrasse. Tous les murs y sont décorés de sculptures. Chaque pierre composant l’ensemble de l’édifice est sculptée de dessins représentant dieux, déesses, scènes de vie, de guerre, de musique etc. Les longs chemins y menant le sont tout autant.
Il nous aura fallu monter par les 3 traverses parcourant le temple pour arriver à son sommet. La pierre y est encore très détaillée, peut-être plus que le reste. Avant de m’assoir dans un coin d’une cours tranquille je fais le tour pour observer l’extérieur ; Sous la pluie, les étages inférieurs se perdent dans une brume recouvrant la forêt, dense de pluie, qui s’étend derrière.
Attendant que la pluie cesse un peu, nous laissant descendre l’escalier très raide menant au sommet, je m’assois alors pour écouter la pluie tomber contre le gré vieux de près de 1000 ans. 1000 ans de température élevé, de sècheresse et de pluies torrentielles n’auront pas altérés totalement le détail d’un travail forcené.

Réveil sur le Mékong

Nous sommes maintenant au Cambodge dont je vous parlerai très bientôt, avec Marianne et Jérôme qui ont profité d’une bonne nuit de sommeil, au calme de cet hôtel.
Revenons sur le Mékong dont les couleurs n’ont pas montrées tous leurs secrets au coucher du soleil.
Peu avant 5h quelques personnes se lèvent sur le bateau, le ciel commence à revêtir ses couleurs pour le lever du soleil. La nuit noire est passée au bleu clair, turquoise presque. C’est le soleil qui approche avec quelques nuances d’un jaune léger.
Le temps d’ouvrir un peu plus les yeux et j’aperçois un long nuage placé dans la ligne du soleil à venir, il démarquera beaucoup de photos en 2 belles formes souriantes. Les couleurs changeront alors rapidement, le bleu laissant de plus en plus de place au jaune venant déborder entre les arbres. Le soleil restant lui encore caché quelques instants. Les barques se réveillent tôt aussi, les gens travaillent sur la rivière depuis déjà bien longtemps, quelques unes venant se placer dans la lumière montante pour poser des filets derrière notre bateau.
6h, le soleil fait maintenant son apparition à travers les arbres, il déborde le ciel de couleurs qui passe alors du noir puis jaune dans beaucoup de teintes sans approcher l‘orange, blanc pour cette boule de feu, et enfin toutes les teintes de bleu-vert au bleu remontant dans le ciel parsemé de ce long nuage qui se dissipe maintenant. Le soleil apporte très vite beaucoup de chaleur mais aussi un petit vent du matin.
Notre bateau reprend alors la route, à contre courant pour remonter jusqu’à un premier marché flottant.
Le soleil est encore léger, rasant presque la mer, le fleuve plutôt, pour mettre en couleurs des bateaux déjà bien actifs. Les fruits et légumes sautent de bateaux en bateaux, passant par de plus petites embarcations qui les ramèneront sur terre. Ce sont de belles couleurs qui voyagent sur ces bateaux, des fruits du dragon, bien rouges, des noix de cocos fraiches d’un vert légèrement tacheté, des mangoustans à la coque presque noire etc. Il y a aussi le bateau restaurant (il faut ici y voir une simple coque avec un moteur) qui propose des soupes aux marchands restant sur leurs navires plusieurs jours durant. Et enfin la petite épicerie qui vendra tout le nécessaire non alimentaire.
Nous quitterons ensuite le bateau pour se retrouver, seuls, sur une longue embarcation nous conduisant à travers un nouveau marché flottant, plus poche, plus grand puis jusqu’à un village de tissage de vanneries. On se reposera dans une maison dans laquelle la dame s’impatientera lorsque notre guide lui prendra son travail pour nous le montrer. Je serai alors plus loin à regarder les enfants courir dans la ruelle, venir me sourire et s’attarder autour d’une grand-mère faisant griller de bien alléchantes brochettes de porc sur un mini barbecue en terre cuite.

Retrouvailles

Marianne et Jérôme viennent de nous rejoindre à Siem Reap. On les retrouve enfin après avoir récupéré tous les papiers pour sortir du Viet Nam.
On va pouvoir continuer ce voyage de rêve comme on l’avait commencé.
Merci à Ann Harvey de la maison de la Chine pour toute sa coordination.

De la fin de journée au lever du soleil, le delta du Mékong

Le texte n’est pas encore terminé pour vous décrire le delta tant il y a de moments à vous transmettre. En attendant, et parce que celle de Ho Chi Minh ville ont mis du temps à arriver, voici quelques couleurs de ce paysage de la fin d’après midi au marché flottant du matin en passant par un coucher puis lever de soleil.

Depuis l’aéroport….

Le delta du Mékong, un fleuve qui vient du Cambodge principalement et qui rejoins un autre sortant d’un « lac » aux environs de Phnon Phen. Le tout formant 2 bras traversant le sud Viet Nam. Nous avons embarqué dans une petite ville après 2h de route et après avoir du quitter avec chagrin le couple de jeune mariés.
Nous embarquons sur un premier bateau qui nous mènera sur le Bassac. Nous serons 7 sur le bateau : une famille d’anglais visiblement un couple commençant son voyage au Viet Nam et nous.
Le déjeuner qui nous est servi peu après le départ est délicieux. On commence par quelques crevettes, quelconques, mais cela se rattrape rapidement par l’arrivée d’un poisson, légèrement frit en sauce sucrée et onctueuse. La chair de ce poisson chat est délicieusement tendre. Avec cela une assiette de bœuf sauté mais ce sont des morceaux et non des lamelles. Là aussi la viande fond en bouche, un régal. Pour accompagner, du riz bien sûr mais aussi des fleurs de courges sautées, d’un joli vert-orange. Des couleurs et de délicieuses saveurs se terminant par une belle assiette de fruits frais que nous dégusterons sur les transats du pont avant.
C’est l’heure de se reposer un peu. Entre le réveil et le stress de ce vol, nous resterons au soleil. Le temps de passer un maillot de bain, s’enduire le corps de crème solaire et nous commençons à profiter du paysage.
Le fleuve est large, très large, marron aussi. Les pelleteuses creusent sans répit les fonds pour en tirer du sable particulièrement prisé alors que tout le pays est en construction, les betonneuses tournent à plein régime.
Il y a beaucoup de petites embarcations au moteur particulièrement pétaradant; On s’y fait assez vite et elles ne font que passer, nous sommes quasiment le seul bateau à remonter le courant.
En relevant encore un peu la tête, on arrive sur les berges pour découvrir une végétation débordante. Le paysage est complètement plat et semble s’étendre dans une dense végétation luxuriante. Il y a des bananiers, des palmiers d’eau, des jacinthes d’eau malheureusement sans leurs fleurs mais débordant des berges, comme des algues trop proliférantes. Derrière on distingue encore quelques arbres fruitiers sur lesquels semblent batifoler des oiseaux que l’on entend légèrement. On aperçoit de temps en temps des maisons dissimulées derrière cette végétation, des enfants venant saluer le bateau sortent de temps en temps.
On s’arrêtera vers 15h après avoir pris un bain de soleil, sans bruler. Une petite embarcation nous mènera au milieu d’un village pour aller faire quelques pas et gouter des fruits succulents. Mûrs à souhait, ils sont présenté avec une petite coupelle de sel, contre l’acidité que nous ne trouverons pas… Ce village sera l’occasion de quelques photos : le contre jour devant les rizières ou la petite fille par exemple, bien souriante sur d’autres clichés.
Alors que profitons du calme, des oiseaux et de ces fruits, le ciel vire rapidement au gris puis gris sombre. Nos hôtes regardent le ciel avec attention et l’on comprends qu’il est temps de remonter rapidement sur le Bassac si l’on ne souhaite pas prenez l’eau (pas tout de suite).
Nous avons tout juste le temps de poser le pied sur le pont que le ciel éclate en une belle averse. Les couleurs changent alors très vite. On découvre alors un somptueux jaune d’un soleil de fin de journée. Les contrastes apparaissent enfin entre le Mékong et les arbres l’entourant.
En même temps que je profite de ces couleurs, je passe mon maillot de bain et me laisse baigner par cette pluie. Le l’est vent qui s’est levé laisse une sentiment de fraicheur bien agréable. Je resterai longtemps sous cette pluie, séchant de temps en temps mes mains pour quelques photos.
Le bateau a repris sa route et le temps de se sécher au vent sous un abri, le soleil continue descente, la pluie cesse et nous passerons bientôt à table en continuant de parcourir ces canaux dont la vie n’a pas cessé pendant le passage de l’averse.

Le levé de soleil et le marché flottant arriveront depuis le Cambodge, nous embarquons bientôt.

Ban bao

Quelques secousses nous réveillant de notre sieste dans le mini bus au retour du Mékong. Tout juste le temps d’ouvrir les yeux pour entendre la guide appeler un marchand sur le bord de la route nous apportant un sac plein de ces petits pain à la viande. Elle sait que j’apprécie de goûter ces bonnes choses que l’on trouve dans la rue.
Les meilleurs d’après elle pour ce met venant de Chine.
Le pain est tendre, moins sucré que celui de Ha Noi, renfermant une farce aux multiples odeurs. C’est une farce de porc, hachée et marinée avec des herbes, de l’oignon, du soja visiblement, des lamelles de champignons noirs, quelques petits pois et 2 œufs de cailles. Je trouverai aussi un petit morceau de pâté de porc cru et la citronnelle semble avoir donnée du goût également.
Il est 11h45, nous serons à table dans un peu plus d’1 heure. 2 autres pains restent au chaud pour Marianne et Jérôme qui nous manquent.